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Le thermalisme, hier et aujourd’hui

La Savoie est depuis l’antiquité romaine une terre de bains et de thermes. Aujourd’hui, le thermalisme se dessine comme une approche complémentaire à la médecine classique et vient en aide aux personnes vivant avec des pathologies chroniques comme en témoigne le professeur Carpentier, directeur du Centre de Recherche Universitaire de la Léchère.

Carpentier
Les thermes de Savoie

Les thermes de Savoie sont les dignes héritiers des bains grecs et romains. Au XVIIIe siècle, Aix-les-Bains est la première station à ranimer ce glorieux passé.

Les premières villes d’eaux naissent dans les vallées préalpines, Thonon-les-Bains, Evian-les-Bains, Challes-les-Eaux. Peu à peu le thermalisme gagne les régions plus montagneuses. En Tarentaise, Salins-les-Bains, Brides-les-Bains et la Léchère font de la Savoie le premier département thermal de France.

L’Age d’or du thermalisme, entre 1850 et 1939, a fait connaître la Savoie dans toute l’Europe. En 1950, la médecine thermale est reconnue comme une thérapeutique. Prise en charge par l’assurance maladie, elle se démocratise.

L’effervescence du début du 20ème siècle s’est étiolée. Pourtant, le thermalisme reste aujourd’hui reconnu pour soulager les maladies chroniques. Parmi les 89 stations thermales de France, La Léchère a su faire reconnaître la qualité de ses eaux, leurs bienfaits veineux et rhumatologiques.

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Établissement thermal de Challes-les-Eaux.

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Les thermes de Brides-les-Bains.

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Établissement thermale Marlioz d’Aix-les-Bains.

Les eaux mystérieuses

 Des eaux chaudes qui surgissent de la terre est-ce bien normal ?
Le phénomène devient encore plus énigmatique quand elles se mettent à guérir des maux réputés incurables.

Rien de très mystérieux, les eaux de la Léchère ont une origine géologique. Elles s’infiltrent sur les flans des montagnes, s’écoulent en profondeur jusqu’en bas de la vallée. Sur leur chemin, au contact des roches, les eaux se chargent en minéraux et se réchauffent tant et si bien que plus de 2000 ans après elles jaillissent sous nos pieds à 61°C.

Une forêt de forages

Onze forages ont été creusés, la terre est un véritable gruyère.

Le dernier en date est le forage Natacha, percé en 1998. Il alimente les thermes et le réseau géothermique de la Léchère à raison de 45 m3 par heure.